Malgré un contexte international incertain, l’économie malienne continue de faire preuve d’une certaine résilience. Le secteur aurifère, pilier des exportations, assure une partie importante des recettes de l’État, mais la dépendance excessive à l’or et au coton reste une faiblesse structurelle. Les fluctuations des prix mondiaux et la crise sécuritaire qui perturbe les échanges intérieurs accentuent la vulnérabilité du pays.
L’agriculture demeure la colonne vertébrale de l’économie, employant plus de 70 % de la population. La campagne agricole 2025 s’annonce prometteuse, malgré les défis liés au changement climatique, aux inondations et à l’insuffisance d’infrastructures modernes de stockage et de transformation.
Par ailleurs, le secteur informel, qui représente près de 80 % des activités économiques, constitue à la fois un moteur de survie et un frein à la mobilisation des recettes fiscales. Le gouvernement malien mise sur des réformes structurelles pour améliorer la collecte des impôts, soutenir les petites et moyennes entreprises et diversifier l’économie.
Les partenaires techniques et financiers, bien que plus prudents, continuent d’accompagner le Mali dans ses efforts de développement, notamment à travers des projets d’infrastructures et de formation. L’enjeu principal demeure la création d’emplois durables pour une jeunesse nombreuse et ambitieuse.
Si les réformes sont mises en œuvre de manière efficace et inclusive, le Mali pourrait progressivement réduire sa dépendance aux matières premières et bâtir une économie plus diversifiée, capable de répondre aux besoins de sa population.