L’Office du Niger, souvent présenté comme un projet capable de nourrir l’Afrique de l’Ouest, peine encore à assurer pleinement la sécurité alimentaire du Mali. En cause, une gestion jugée insuffisante et un manque de vision politique claire de la part des autorités. Aujourd’hui, seulement 130 826 hectares sont aménagés sur les 2 458 506 hectares potentiellement aménageables. Si l’ensemble de cette superficie était réellement mis en valeur, les Maliens parleraient-ils encore d’importation de riz ou insécurité alimentaire ?
Créé le 5 janvier 1932, l’Office du Niger a été appuyé par la construction du barrage de Markala entre 1934 et 1947, afin d’irriguer la vaste zone agricole prévue. Pourtant, près d’un siècle plus tard, seules 130 826 ha sont effectivement cultivés. À l’origine, le projet visait principalement la culture du coton pour alimenter les usines françaises. Aujourd’hui, il représente pourtant un pilier essentiel de la quête d’autosuffisance alimentaire du Mali.
Prix du riz à Ségou : entre 450 et 500 FCFA le kilo, Malgré la présence de l’Office du Niger dont la zone s’étend majoritairement dans la région de Ségou, le prix du riz reste élevé, oscillant entre 450 et 500 FCFA le kilogramme.
Selon Amadou Maïga, boutiquier : « On nous vend le sac à 42 000 F, et nous revendons le kilo à 500 F, en tenant compte des frais de sachets et de transport ».
Pour Idrissa Sagnon, également commerçant, « Le riz importé, je le vends à 450 ou 500 F. »
La mairie de Ségou, une dynamique de développementLe maire de Ségou, Nouhoum Diarra, souligne les avancées enregistrées dans la région, notamment en matière d’art, de culture et de gouvernance locale. La commune urbaine de Ségou, comprenant 118 communes, 41 conseillers dont 13 femmes, ainsi que 18 quartiers, bénéficie de l’ensemble des services et compétences décentralisés par l’État.
Il affirme que la ville de Ségou est aujourd’hui plus propre que plusieurs autres capitales régionales, voire que Bamako, grâce à la collaboration étroite entre la mairie, la population et les acteurs de la société civile. Selon lui, Ségou constitue désormais un modèle pour d’autres villes du pays.
Un week-end citoyen pour mieux comprendre l’Office du Niger, La Presse Active a été organisé un week-end citoyen dans la région de Ségou, notamment dans la zone de l’Office du Niger. Cette initiative a permis aux hommes de médias de mieux comprendre les enjeux et objectifs de l’institution, renforçant ainsi leur proximité avec les populations locales.
Amadou Sala Touré, de retour de la région de Ségou