Maroc : mort tragique du journaliste Mohamed Soumaré!

Le mercredi 14 janvier 2026, à Rabat (Maroc), la nation malienne a pleuré un homme de cœur et de passion. Mohamed Soumaré, journaliste sportif, consultant et agent de communication du Stade Malien de Bamako, a quitté définitivement le monde du sport pour rejoindre nos aïeux.

Que faut-il retenir de Mohamed Soumaré ?

Mohamed était un homme profondément engagé, animé par une véritable passion pour le football malien. Son départ brutal laisse un vide immense. Le monde sportif perd un consultant, un confrère, mais surtout un homme exceptionnel.

Il est des hommes dont la disparition crée un silence assourdissant ; des hommes qui ne parlaient pas fort, mais dont chaque mot pesait ; des hommes qui ne cherchaient pas la lumière, mais qui éclairaient le chemin des autres. Mohamed Soumaré était de ceux-là.
« Quand un vieillard meurt en Afrique, c’est une bibliothèque qui brûle », dit l’adage africain. Mohamed Soumaré était une bibliothèque vivante du football malien et africain, qui s’en est allée pour de bon.

Un homme, une mémoire, une précision quasi mécanique. Son cerveau était une véritable base de données du football malien, patiemment construite au fil des décennies, nourrie par la passion, la lecture, l’écoute et l’observation. Mais jamais pour écraser l’autre, jamais pour humilier : toujours pour éclairer. Sobriété, éloquence et patriotisme. Mohamed Soumaré parlait peu, mais juste. Il pesait ses mots, évitait la violence verbale et choisissait parfois le silence pour ne pas blesser.
« La vérité n’a pas besoin de cris pour exister », aimait-il rappeler en substance.

Son football rêvé n’était ni clanique, ni improvisé, ni émotionnel : il était structuré, anticipé et professionnel. Mohamed Soumaré vouait un respect presque sacré à ses aînés. Il considérait que le football se transmet comme un héritage et non comme un butin. Il a largement contribué au renforcement de l’image du Stade Malien de Bamako, avec professionnalisme, dynamisme et loyauté, portant une vision claire, structurée et inclusive.

Son optimisme pour le football malien n’était pas naïf ; il reposait sur des convictions concrètes. Il proposait la création d’un comité capable de sortir le football de la crise : accompagner la Fédération, choisir les encadrements techniques, détecter les talents, mobiliser les supporters et fédérer les sponsors, dans le but de ramener de nombreux trophées.

Mohamed Soumaré s’est éteint au moment même où la Fédération malienne de football traverse une zone de profonde turbulence. Comme un symbole, comme un avertissement, son rappel brutal laisse le monde sportif sans voix. Comme souvent, les sages partent lorsque nous avons le plus besoin d’eux.

Mohamed Soumaré rêvait de voir les Aigles champions d’Afrique. Hélas, il ne verra pas ce jour. Mais son rêve, lui, ne doit pas mourir.
« Les hommes passent, mais les grandes idées survivent. »
Mohamed était une idée, une vision, une conscience. Le monde du football malien vient de perdre un repère moral, une mémoire stratégique et une élégance intellectuelle rare.

À nous désormais de ne pas trahir ce qu’il incarnait.

Le journaliste-consultant repose au cimetière de Niamakoro. Il a été accompagné par sa famille, ses amis, le monde sportif et l’ensemble de ses connaissances pour lui rendre un dernier hommage.

Repose en paix, champion !

Par Kibili Demba Sèke-Si, stagiaire

Did you find this post helpful?
 0 0
50%
50%
Loading read count...
Share this post:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *