Venezuela : silence des grandes gueules autour de l’enlèvement du président Nicolás Maduro

Le monde semble aujourd’hui marcher à contre-sens des valeurs qu’il prétend défendre. Comment un président peut-il envoyer son armée enlever un autre chef d’État souverain sur le sol de son propre pays, dans le seul but de s’approprier ses richesses naturelles, notamment le pétrole que le Tout-Puissant Allah a placé dans son sous-sol ? Et cela, sous les yeux du monde entier.

Où est l’utilité de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l’Union européenne, de l’Union africaine et des autres organisations internationales, incapables d’empêcher Donald Trump de mener, en solitaire, une agression contre le Venezuela et son peuple ? Une opération qui s’est soldée par l’enlèvement du président Nicolás Maduro et son transfert vers les États-Unis, dans une logique d’enrichissement et de domination.

Donald Trump a ainsi reproduit au Venezuela ce que George W. Bush avait fait en Irak et ce que Barack Obama avait cautionné en Libye. Cette réalité démontre qu’un tel scénario peut frapper n’importe quel pays à la fois riche en ressources et faible militairement. Les grandes puissances continuent d’utiliser leur force militaire pour écraser les États faibles et s’approprier leurs richesses.
Si le monde poursuit sur cette voie, l’humanité risque de replonger dans une barbarie où, comme dans la jungle, les plus forts dévorent les plus faibles. Il devient urgent d’instaurer de véritables garde-fous pour mettre fin à de telles atrocités.

Un peuple abandonné face au silence international

Au Venezuela, le peuple est descendu massivement dans la rue pour réclamer la libération de son président Nicolás Maduro et de son épouse, détenus aux États-Unis. Sous les yeux du monde, des citoyens pleurent à chaudes larmes, impuissants face à cette injustice. Ils appellent à l’aide contre l’impérialisme américain, mais se heurtent au silence assourdissant de certaines organisations internationales.

Réactions internationales

Le journal Lumière Infos a recensé plusieurs réactions de personnalités et d’organisations à travers le monde, dénonçant cet acte qualifié d’illégal et d’ignoble.

La Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU, qualifiant l’opération d’« enlèvement illégal » et dénonçant une violation flagrante du droit international par les États-Unis d’Amérique.

  • Mathilde Panot :
    « Avec Netanyahu, Trump détruit le droit international. Quand retrouverez-vous la voix d’une France non alignée, pour la paix et le respect du droit international ? »
  • Yoweri Museveni, président de l’Ouganda, a averti que l’Afrique demeure dangereusement exposée aux pressions militaires extérieures, affirmant que la puissance américaine n’est pas invincible sur tous les terrains.
  • Mette Frederiksen, Première ministre danoise, a déclaré que toute attaque militaire contre un pays membre de l’OTAN constituerait une ligne rouge.
  • Jean-Luc Mélenchon a souligné que la presse américaine s’est montrée plus critique de l’agression contre le Venezuela que nombre d’Européens, dénonçant un suivisme occidental irresponsable.
  • Brésil : le président Luiz Inácio Lula da Silva a qualifié cette attaque de ligne rouge inacceptable.
  • Colombie : le président Gustavo Petro a condamné l’agression et demandé une réunion urgente de l’ONU.
  • Mexique : la présidente Claudia Sheinbaum a appelé au respect strict du droit international.
  • Cuba : le président Miguel Díaz-Canel a parlé de « terrorisme d’État ».
  • Uruguay et Chili ont exprimé leur condamnation officielle.
  • Chine a qualifié l’intervention d’« acte hégémonique ».
  • Russie a dénoncé un « acte d’agression armée ».
  • France et Allemagne ont appelé à une solution politique, bien que cette position suscite des interrogations face à une agression militaire avérée.
  • Afrique du Sud a condamné fermement l’intervention américaine et appelé à une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU.

Analyse de Me Cheick Oumar Konaré

Me Cheick Oumar Konaré a livré une analyse sans concession :
« Le droit international n’est qu’un chiffon de papier. Le monde est une jungle où les loups dévorent les agneaux. Les États-Unis ont envahi un pays souverain sans mandat de l’ONU pour capturer son président comme un simple colis. Et aucune puissance occidentale n’a osé condamner cette agression. »

Il estime que le prétexte du narcotrafic n’est qu’un écran de fumée visant à masquer la volonté américaine de contrôler les richesses pétrolières du Venezuela et de terroriser l’Amérique latine. Selon lui, ce précédent ouvre la voie à d’autres agressions dans le monde.

Il conclut en affirmant que le monde retourne dangereusement à l’époque de la colonisation et de l’esclavage. Face à l’affaiblissement de l’ONU, tout pays militairement faible voit désormais sa survie menacée.

Lors d’un point de presse à Genève, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé sa profonde inquiétude après l’intervention américaine et l’enlèvement du président vénézuélien.

Aujourd’hui, le monde fonctionne selon la loi du muscle : on respecte celui qui montre sa force. On combat la Russie en Ukraine, mais personne n’ose envisager l’enlèvement de Vladimir Poutine sur son sol. La violence s’exerce toujours là où c’est faible.

Amadou Sala Touré

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