Azawad est une pure invention d’esprit d’un groupe manipulé, croyant être le maître absolu de l’espace sahélien. En lieu et place de ce que les illusionnistes appellent Azawad, les Songhoy ont bâti le plus prestigieux empire moderne à la fin du XIIIe siècle jusqu’au XVIe siècle après la bataille de Tondibi en 1590.
Le peuple du Mali n’oubliera jamais la mort de ses militaires égorgés en 2012 à Aguel hoc. Après la crise de la Libye, les bandits armés qui ont fui la Libye pour le nord du Mali ont été reçus par le pouvoir politique de l’époque de Bamako, avec une enveloppe de 50 millions pour les aider à s’installer sur la terre de leur ancêstre. Cette volonté du pouvoir de l’époque était une manière de préserver la paix et la quiétude par le dialogue et le bon sens. Mais la bande de Mohamed Najim et ses coéquipiers ont préféré sacrifier la vie de toute une nation pour des questions politiques identitaires.
Comment comprendre que des gens qui se font appeler « indépendantistes » se permettent d’enlever les portes et les fenêtres des écoles des régions du nord pour aller les vendre à la Mauritanie ? Comment comprendre que ces mêmes fanfarons se permettent de liquider les fils du terroir ? Comment comprendre que les tables bancs, les tôles des écoles, les matériels didactiques soient transportés de l’autre côté de la frontière pour servir d’échange ? C’est pour conclure que ces individus vivent de la « razzia ».
Le pacte national de 1991 a coûté une enveloppe financière de plus de 1200 milliards partagés entre des protagonistes entre les quatre coins de Bamako, pendant ce temps, les victimes continuent d’écraser le sable dans le nord.
L’accord d’Alger, en dehors de son aspect politique qui consiste à diviser le Mali sans tirer une balle, se voit partager des milliards entre les bandits armés dits indépendantistes et leurs coéquipiers du terrorisme. Pendant ce temps, les victimes de la guerre du pays comptent les graines du sable par milliers dans leurs repas quotidiens. Kidal était le lieu du pèlerinage des hommes politiques qui se négocient pas moins de 600 millions par visite d’un responsable malien.
Dieu dans sa miséricorde a envoyé le Général d’armée Assimi Goïta non pas pour chanter le Moribayassa d’antan mais pour affronter le mal à la racine. La rébellion est battue sur toute la ligne et le terrorisme connait des jours d’enfer en face. Les visages des acteurs cachés se découvrent en plein midi : l’Algérie, la France et les complicités régionales sont mises à nu. Les multinationales qui entretenaient les rebellions et les forces internationales qui ont pris le pays en otage sont priés de se retirer.
Le Mali était profondément malade mais depuis un moment il est en convalescence et les jours à venir, les années à venir seront des années de paix, de stabilité et de prospérité.
Par Kibili Demba Kouyate Sèke-sy stagiaire.