Sous le thème : « promotion de l’excellence agricole à travers une compétition », a été tenue la première édition du championnat de maraichage, au gouvernorat de district de Bamako, le jeudi 9 octobre 2025. L’objectif est de faire la promotion du maraichage. L’idée a été émise par l’entreprise Emergence Forage.
L’honneur ne s’improvise pas, raison pour laquelle l’entreprise ‘‘Emergence Forage’’ a prôné la valorisation des activités du maraichage. « L’objectif principal de cette première édition, comme le thème l’indique, est de mettre en valeur le maraichage tout en faisant sa promotion », a indiqué le gérant de l’entreprise Abdoulaye Mounkoro. L’entreprise Emergence Forage accompagne les maraichers pour faciliter leurs activités. « Nous avons aidé ces maraichers avec les semences et l’eau », a annoncé monsieur Mounkoro.
Mme Cissé Awa Konté, porte-parole des maraichers candidats, a imploré l’accompagnement des autorités avec subvention des semences, de l’eau et des engrais. « Nous avons deux plus grandes difficultés, à savoir : l’eau, les engrais bios et les semences africaines. Parce que nous sommes Maliens, nous devons consommer malien, précisément ceux que nous produisons. Nous voulons travailler également pour empêcher les fruits étrangers d’inonder nos marchés », a indiqué Mme Cissé. Elle a mâchonné les difficultés que les maraichers vivent au Mali. « Nous savons que l’agriculture ne fait plus comme au paravent où on cultivait avec les débats, maintenant c’est les diplômés qui viennent au champ. Donc, nous implorons l’accompagnement de l’État », a-t-elle précisé.
Abdoulaye Bamba, président des membres des jurys, a expliqué les critères sur lesquels ils se sont basés pour sélectionner les trois lauréats, dont deux hommes, qui sont respectivement devenus : 3ᵉᵐᵉ et 2ᵉᵐᵉ et la 1ʳᵉ est Mme Cissé Awa Konté. Elle est devenue la première lors du concours parce qu’elle a fait un travail remarquable et mémorable, a affirmé Monsieur Bamaba.
Le maraichage, comme l’agriculture, est une activité très difficile qui ne fait plus forcément vivre son homme. Or ce sont des activités qui devront faire bien vivre ces pratiquants. Les maraichers comme les agriculteurs fournissent énormément d’efforts pour pouvoir réaliser leurs activités.
Amadou Sala Touré