Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a instruit le bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali de convoquer les opérateurs économiques des hydrocarbures en vue d’échanger sur la crise actuelle. Mais à sa grande surprise, ceux qui font les hydrocarbures ont boudé la rencontre, seulement trois ou quatre personnes sont venues, selon nos informations. Le ministre Moussa Alassane Diallo, qui est vraiment déçu du bureau de la Chambre dirigé par Mandiou Simpara, a bien malmené le bureau en le qualifiant d’inefficace et incompétent, a joué son rôle. Pour lui, le bureau n’a pas joué un rôle dans le sens d’apaisement de la crise.
L’incompétence est une chose qui va avec la limite de la connaissance. Celui qui est en tête d’une structure, s’il n’a pas de compétence requise pour pouvoir faire bouger les lignes, il est impératif de mener l’alternance à la structure, sinon ça sera bonjour les désordres. Voilà la raison pour laquelle les opérateurs économiques se sentent abandonnés par le bureau actuel de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. C’est pourquoi ils exigent un changement à la tête de la CCIM.
Tout le monde a vu que c’est les autorités politiques qui ont commencé directement à parler de la crise, mais la Chambre n’a jamais prononcé un mot. Cette raison aussi fait partie de ceux qui ont fait que le ministre était très fâché contre le bureau de Mandiou Simpara. Il était très déçu du bureau, il a passé tout le temps de la rencontre à vomir sur le bureau dirigé par le président Mandiou. Il a été étonné de voir que les opérateurs des hydrocarbures ont boudé une telle rencontre qui les concerne plus que les autres. Il a bien savonné le bureau.
Cependant, la chambre de commerce et d’industrie du Mali qui doit jouer un rôle prépondérant dans cette crise, mais elle était totalement absente, voiremême inexistante. Elle s’éloigne complètement de son rôle qu’elle doit jouer entre les opérateurs économiques et l’État central. Aujourd’hui le constat est amer parce que les autorités rencontrent directement les opérateurs parce qu’elles n’ont pas d’interlocuteur, pourtant la Chambre est censée être cette interlocutrice. Malheureusement elle ne joue pas ce rôle. Cette défiance de la chambre a créé une vraie frustration au sein des opérateurs économiques et des autorités, voiremême au sein du syndicat des chauffeurs conducteurs.
Or, le Mali actuel, chacun doit bien jouer son rôle pour que nous puissions sortir de cette crise. Donc, il faut mettre à l’écart ceux qui ne peuvent pas jouer pleinement leur rôle et ouvrir les portes aux compétents. Donc, il est impératif de faire un changement au niveau de la chambre de commerce et d’industrie, et comme le mandat de Youssouf Bathily, conduit par son ancien vice-président Mandiou Simpara, finira bientôt, le choix doit désormais être un bon pour éviter ceux que nous vivons actuellement à la chambre.
Il faut noter également que la chambre de commerce et d’industrie a fermé ses portes à la presse pour empêcher les hommes de médias de s’imprégner des informations pour informer à leur tour les paisibles citoyens.
Nous y reviendrons très prochainement !
Amadou Sala Touré